Faut-il assurer son animal de compagnie?

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Je suis Coralie, Home Organiser et heureuse humaine de deux toutous, Panchita et Lewis.
Avant eux, j’ai eu la chance d’avoir trois autres chiens dans ma vie, tous très différents, j’ai donc de l’expérience en gestion de santé de poilus.
Il existe de nos jours de nombreuses options pour assurer notre animal de compagnie et nous faire rembourser ses frais de santé.
Est-ce rentable ? Quels les critères prendre en compte dans notre choix ? Je vous dis tout dans cet article !

Quels animaux sont concernés par les assurances ?

Il existe des contrats de mutuelle pour à peu près tous les animaux, mais je vais me concentrer ici sur les animaux de compagnie.
Vous pouvez faire assurer votre chien, chat, lapin et autres NAC (nouveaux animaux de compagnie) tels que les furets, chinchillas, perroquets, etc.
Les chevaux, les animaux de ferme et « de travail » peuvent bénéficier eux aussi d’une assurance spécifique.

Dois-je assurer mon poilu ?

Attention, réponse extrêmement utile : ça dépend. Mais de rien, ça me fait plaisir ! 😁

Cela dépend de la façon dont vous êtes joueur avec vos finances. Préférez-vous :
Option A : « Risquer » de perdre une petite somme chaque mois pour rien si votre animal ne tombe jamais malade et ne rentabilise pas sa souscription ;
Option B : « Risquer » de devoir débourser une grosse somme si votre animal a un pépin de santé et qu’il n’est pas assuré.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, le choix vous appartient ! Pour illustrer un peu mieux les 2 cas de figure, je vais prendre l’exemple de mes deux démons chiens sur l’année 2022-2023 :

Le verdict est sans appel: dans un cas, je suis largement gagnante, et dans l’autre un peu moins largement perdante.
En ce qui me concerne, je suis plutôt de nature anxieuse, et ayant une chienne qui détient une carte fidélité « gold premium ultimate » chez le vétérinaire, je me sens plus sécurisée en assurant tous mes animaux, même si ce n’est pas rentable.

Vous projetez d’agrandir la famille ? Veaux, vaches, cochons, chien, chat, ou alors soyons fous, un humain miniature ?
Je peux vous aider à mettre de l’ordre dans votre maison et dans vos comptes, n’hésitez pas à me contacter !

Les éléments à prendre en compte avant de faire son choix

Avant de prendre une décision, il y a quelques critères qu’il vaut mieux connaître en matière d’assurance d’animaux :

Image illustrant une femme en train de réfléchir devant un trio d'ampoules.
  • Il y a une limite maximum d’âge pour souscrire : il faut être vigilant sur ce point, car cela varie en fonction des compagnies d’assurance, des espèces et même des races.

Ex : la plupart des mutuelles fixent la limite à 7 ans pour les chiens et 8 ans pour les chats, mais pour les bouledogues, c’est 5 ans. Quand on lit le paragraphe précédent, on comprend pourquoi. 😅

  • Les maladies existantes ne sont pas prises en charge. En résumé : vous ne serez pas remboursé pour tout ce qui s’est déclaré avant votre inscription. Il serait tentant de se dire : Pupuce le chien va très bien, pas besoin de l’assurer pour l’instant, on verra s’il y a un problème de santé !
    Et un jour, pas de pot, Pupuce déclare ledit problème. Vous décidez de l’assurer pour couvrir les frais de véto que cela engendre, mais re pas de pot, tout ce qui touche au problème de Pupuce ne sera pas remboursé.

Voilà, vous connaissez les deux points principaux pour faire votre choix. Vous avez décidé ? Parfait, nous pouvons passer à la suite !

Je ne veux pas assurer mon animal, comment assurer les arrières de mon compte en banque ?

Vous avez décidé de ne pas souscrire à une mutuelle ?

Excellent choix, sous condition d’anticiper les éventuels frais vétérinaires à venir. Les animaux sont comme les enfants, ils adorent déclarer une maladie quand ce n’est pas le moment (1er jour du confinement, dimanche et jours fériés) ou quand vous n’avez plus un sou en poche (1 semaine avant Noël, le jour de votre anniversaire) (non, ça ne sent pas du tout le vécu 🙃), sauf qu’ils ne passent pas sur votre carte vitale.

Il vaut donc mieux, pour votre animal et l’avenir de vos relations avec votre banquier, anticiper les frais à venir. Vous pouvez au choix mettre une somme de côté chaque mois dédié à la santé de votre compagnon, ou prévoir un fond d’urgence qui dort tranquillement tant qu’on n’a pas besoin de lui.

Combien prévoir ?

Couple faisant ses comptes devant une tirelire cochon géante.

Là encore, il n’y a pas de réponse toute faite, cela va dépendre de plusieurs facteurs :

  • La nature de votre animal : son espèce, son âge et sa race.

Certaines races sont plus sujettes que d’autres aux soucis de santé #bouledogue, vous aurez donc besoin de prévoir plus pour un animal appartenant à une race réputée fragile qu’à une race considérée comme robuste. Et, comme chez les humains, plus c’est vieux, plus ça bugge, il faudra donc augmenter la cagnotte en même temps que l’âge de votre poilu.

  • Votre région

Les frais vétérinaires sont extrêmement variables en fonction du lieu géographique, il faudra donc estimer sa cagnotte en fonction de la tarification de votre vétérinaire.
Pour exemple, en 2022, une consultation chien coûtait : 80€ à Chaville dans le 92 (hors médicaments), 45€ à Clermont-l’Hérault dans le 34 (hors médicaments), 30€ à Pontremoli, région de Parme en Italie (médicaments compris).

Je vous invite donc à mettre plus d’argent de côté si vous habitez dans une grande agglomération que dans une petite ville, ou de déménager à Pontremoli, petite ville médiévale fort agréable.

À titre d’exemple, les mutuelles pour animaux ont un plafond de remboursement annuel qui varie entre 1000 et 2000€, cela semble être une bonne base pour constituer le fond de sécurité de votre poilu !

Je veux assurer mon animal, mais chez qui ?

Excellente décision encore une fois ! (C’est comme l’école des fans ici, tout le monde gagne)

Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix, et c’est loin d’être facile devant les nombreuses options qui s’offrent à vous.
Voici quelques pistes pour vous aider à faire un choix éclairé :

Demandez un devis

Ca peut paraître idiot, mais ne vous laissez surtout pas séduire par les publicités qui affirment « à partir de 20€/mois ! »
Parce que oui, on peut faire assurer un jeune chat de 2 mois à ce prix-là, mais pas un chien adulte. C’est un peu comme les soldes jusqu’à -70% : il y a bien un vieux slip bradé à ce prix-là qui traîne au fond d’une étagère, par contre pour le reste c’est -20%.
Demandez donc un devis qui correspond à votre animal, vous aurez ainsi le prix et les conditions de vente, ces trucs abominablement petits que vous allez devoir lire pour bien comprendre tous les termes du contrat.
Courage, armez-vous d’un café, d’un bon stabilo et repérez les points suivants :

Les franchises, carences et plafonds

La mutuelle est avant tout un produit financier, il faut donc prendre tous les chiffres en compte pour faire un choix rentable.

  • La franchise : c’est le montant annuel qui ne vous sera pas remboursé.
    Par exemple, avec une franchise de 30€, votre 1e facture de 100€ ne vous sera remboursée qu’à hauteur de 70€, et ça se remet à 0 tous les ans à date anniversaire du contrat.
  • Les plafonds de remboursement : la prise en charge n’est malheureusement pas illimitée. Prenez garde aux plafonds de remboursements annuels et par acte.
    Exemple : Choupette le chat s’est cassé la patte, et la facture s’élève à 1500€. Le plafond de remboursement annuel s’élève à 1000€, vous pourriez donc vous attendre à recevoir cette somme, mais votre assurance a également un plafond de remboursement par acte de 300€. C’est donc cette somme que vous recevrez, mais voyez le côté positif : il vous restera 700€ de capacité de remboursement pour la rééducation de Choupette !
  • Les carences : votre animal n’est pas couvert directement au moment de l’inscription. La plupart des assurances imposent des délais de carence suivant les situations : quelques jours pour les accidents, quelques mois pour une maladie, parfois même plusieurs années pour les soins chirurgicaux.

Les exclusions

Les mutuelles ne remboursent pas l’intégralité des soins, il faudra être particulièrement vigilants sur ce point. Voici quelques exemples couramment exclus de la couverture médicale : stérilisation, soins dentaires, troubles du comportement, et mon petit préféré : troubles liés à la race.
En gros l’assurance considère que c’est à vous de payer pour toute maladie liée à la mauvaise sélection génétique des éleveurs. Soucis de hanche pour les labradors, voile du palais pour les bouledogues, hernies discales chez les teckels… À vous de voir en fonction de la race de votre compagnon et des bugs de santé associés !

Une personne vue de dos câlinant son chien à gauche et son chat à droite, surmontés de petits coeurs.

Ce qu’il se passe quand votre animal vieillit

Autre point de vigilance : ce que prévoit la mutuelle quand votre animal vieillit.
En effet, plusieurs modalités peuvent être appliquées : augmentation de la franchise, des cotisations, déremboursement progressif des soins voire arrêt des remboursements à partir d’un certain âge. Voilà pourquoi il est important de lire toutes les petites lignes, parce qu’une assurance qui arrête de rembourser quand on en a le plus besoin, ce n’est pas franchement utile.

Les différentes formules

Les mutuelles pour animaux proposent généralement plusieurs formules remboursant un pourcentage différent des frais de santé. Le plafond annuel et le montant de la cotisation augmentent avec le pourcentage remboursé, à vous de faire vos calculs pour choisir la formule la plus rentable et la plus adaptée à votre chien/chat/boa constrictor.

Exemple : Lorsque j’ai adopté Lewis, il allait avoir 7 ans dans quelques semaines, il était donc à l’âge limite d’adhésion. Son assurance m’a proposé :

  • Une formule à 60% pour 23,85€/mois avec un plafond de 1100€
  • Une formule à 70% pour 31,52€/mois avec un plafond de 1500€
  • Une formule à 80% pour 40,12€/mois avec un plafond de 1800€

Le remboursement à 60% me semblait trop léger pour chien qui n’était plus tout jeune. Lewis ayant survécu dans un relativement bon état à 7 ans dans des conditions de vie difficiles, j’en ai déduit qu’il était assez costaud et ai choisi la formule à 70%.

Les modalités de remboursement

Autre détail qui a son importance, cette fois-ci pour votre charge mentale : le process de remboursement.
Il y aura-t-il une feuille de soin à remplir ? Faudra-t-il l’envoyer via une appli, mail, courrier ?

Certaines assurances sont connectées à leurs vétérinaires partenaires en télétransmission, ce qui fait que vous n’avez aucune paperasse à remplir. C’est certes anecdotique, par rapport au reste, mais ça reste bon à prendre 😊.

Une assurance à conseiller ?

Absolument pas.
Le marché des assurances pour animaux est extrêmement dynamique, les offres évoluent, de nouvelles compagnies voient le jour quand d’autres mettent la clé sous la porte… Rien ne garantit qu’une assurance excellente à l’instant T le seras encore l’année suivante, ou qu’un concurrent ne fera pas mieux sur le marché !

À vous de faire votre étude de marché en fonction du moment, de votre animal et de ses besoins. La meilleure assurance pour votre chien ne sera peut-être pas cette du chat de votre amie. Vous pouvez également demander conseil à votre vétérinaire traitant, qui sera certainement de bon conseil grâce aux retours de tous ses patients.

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour choisir le mode de financement des frais de santé de votre animal de compagnie. Assurance ou non, le meilleur choix sera celui qui sera en adéquation avec les besoins de votre poilu et les vôtres. Et comme le dit la sagesse de Pinterest : si je n’avais pas d’animal, mon portefeuille serait plein, mais mon cœur serait vide ! 🥰

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  • Crédit images : Canva

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